logo 24matins

La riposte de Luc Rémont suite à son éviction d’EDF : « Pas de leçon de patriotisme à recevoir »

La riposte de Luc Rémont suite à son éviction d’EDF : « Pas de leçon de patriotisme à recevoir »
Publié le , mis à jour le

Eviction d'EDF : Rémont se défend fermement et refuse toute leçon de patriotisme. Découvrez ce qui a conduit à cette situation controversée.

Tl;dr

  • Luc Rémont, ex-dirigeant d’EDF, défend son bilan face aux critiques.
  • Rémont insiste sur l’engagement insuffisant de l’État dans le nucléaire.
  • Il regrette la dégradation des relations avec l’État actionnaire.

Luc Rémont se défend face aux critiques

Ancien dirigeant d’EDF, Luc Rémont est revenu sur son parcours dans une interview accordée au Figaro. Il a tenu à rappeler que sous sa houlette, la France a connu une « baisse massive des prix ». Face à ses détracteurs, il a réaffirmé son patriotisme industriel.

Un engagement étatique insuffisant dans le nucléaire

Luc Rémont a regretté l’implication insuffisante de l’Etat dans le financement du nucléaire. Un sujet crucial qui pourrait avoir motivé la nomination de son successeur, Bernard Fontana, actuel directeur général de Framatome, filiale d’EDF et principal fournisseur en équipements, services et combustible pour l’industrie nucléaire.

Dégradation des relations avec l’Etat actionnaire

En dépit d’un mandat de 28 mois seulement, Rémont considère cette période comme la « mission d’une vie ». Il déplore une dégradation des relations avec l’Etat actionnaire, notamment une baisse de capacité à concevoir le changement et à tenir sa parole.

Durant son mandat, la production d’électricité d’EDF a progressé de 30% malgré une baisse des prix. Il a souligné l’engagement d’EDF à proposer des contrats de long terme à des prix compétitifs, tout en refusant de céder à la pression pour des tarifs trop bas.

Un patriotisme industriel remis en question

Face aux accusations du patron de Saint-Gobain qui juge EDF trop coûteuse pour l’industrie française, Rémont a réitéré son engagement en faveur de l’industrie française. Il a rappelé qu’EDF est le premier investisseur industriel en France et qu’une entreprise publique n’a pas pour vocation de subventionner un « petit club privé ».

Il a également exprimé ses regrets face à un effort insuffisant de l’Etat pour financer la relance du nucléaire. Ses demandes pour un prêt d’Etat non bonifié et un « pacte de confiance » sur les prélèvements de l’Etat sur EDF n’ont pas été entendues.

Publicité

À lire aussi sur 24matins:

Accessibilité : partiellement conforme