Législatives 2024 : qui veut supprimer la flat tax sur les revenus de l'épargne ?
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La flat tax, de son nom officiel prélèvement forfaitaire unique, est avec la suppression de l'ISF la mesure emblématique d'Emmanuel Macron au rayon fiscalité de l'épargne et du patrimoine. Dans les trois grands « blocs » qui se dessinent pour ces élections législatives anticipées, qui a prévu de la supprimer, de la conserver, ou de l'amender ?
Instaurer une « flat tax » à 30% (soit 12,8% d'impôt sur le revenu et 17,2% de cotisations sociales) sur les gains du capital était, au rayon « argent », l'une des mesures phares du candidat Macron en 2017. Le prélèvement forfaitaire unique, PFU pour les intimes, est entré en vigueur au 1er janvier 2018. Le principe ? Au lieu d'imposer les intérêts de l'épargne (hors Livret A ou LEP, entièrement défiscalisés, ou assurance vie, partiellement défiscalisée) selon le même barème que les revenus du travail, les gains financiers sont tous taxés à 12,8% pour l'impôt sur le revenu. De fait, la flat tax offre une imposition allégée pour les gains financiers si vous avez des revenus confortables.
Est-ce une bonne mesure ? Ce n'est pas à MoneyVox, site d'information sur les questions d'argent du quotidien, d'en juger. Pour vous faire un avis sur la « flat tax », MoneyVox vous fournit une multitude de données : du BA-b.a. pour bien déclarer vos gains aux impôts, aux pièges du PFU pour les non imposables, en passant par un bilan chiffres à l'appui de cette mesure à l'occasion de la présidentielle 2022. Pour ces élections législatives anticipées, suite à la dissolution de l'Assemblée nationale, voici ce que l'on sait des projets des trois grands « blocs » opposés.