Retraite : les dessous du calcul de votre taux de CSG
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La contribution sociale généralisée (CSG) est prélevée à la source sur la plupart des revenus. Elle concerne notamment les pensions de retraite, avec un taux qui varie selon les contribuables.
C'est l'histoire d'un prélèvement qui s'est sérieusement alourdi depuis sa création en 1991 avec un taux alors fixé à 1,1%. Destinée au financement de la Sécurité sociale, la CSG est payée sur la plupart des revenus (salaire, retraite, placement...) sauf exonérations spécifiques.
Avec un rendement d'environ 130 milliards d'euros par an, c'est la plus grande source de revenus de l'Etat après la TVA, loin devant l'impôt sur le revenu, l'impôt sur les sociétés ou l'impôt sur la fortune immobilière. Concernant la CSG, l'effort n'est pas réparti de la même manière sur l'ensemble des contribuables. Pour les salariés, pas de progressivité : l'effort est de 9,2% quel que soit le montant du salaire. Il en va de même pour les indépendants.
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Pour les retraités, en revanche, la situation est plus compliquée. Il existe 4 taux possibles pour les retraités : le taux nul (0%), le taux réduit (3,8%), le taux médian (6,6%) ou le taux normal (8,3%). Les caisses de retraite sont chargées de collecter la CSG sur les pensions qu'elles versent. Pour déterminer le taux applicable, elles se basent sur le revenu fiscal de référence (RFR) et sur la composition du foyer fiscal (nombre de parts), des données communiquées par le fisc grâce aux déclarations de revenus. En 2024, les critères sont les suivants :