logo 24matins

Alzheimer : Le stress chronique, facteur de risque supplémentaire ?

Alzheimer : Le stress chronique, facteur de risque supplémentaire ?
Publié le , mis à jour le

Pour une prise en charge optimale, les facteurs prédisposants doivent être déterminés.

Alors qu’on estime qu’en France, un million de personnes sont affectées par Alzheimer, de précédentes études ont permis de découvrir que cette maladie neurodégénérative résultait d’une accumulation dans le cerveau de protéines bêta-amyloïde et tau.

À l’arsenal impressionnant d’études relatives à Alzheimer, des chercheurs de l’Institut Karolinska en Suède en ont ajouté une, centrée sur le stress chronique et la dépression.

Alzheimer, stress chronique et dépression

Pour mener à bien leur étude, les scientifiques ont pris comme base les données de 44 447 personnes ayant reçu un diagnostic de stress chronique, accompagné ou non de dépression. Un suivi a duré 8 ans, dans le but de connaître le nombre de personnes recevant par la suite un diagnostic de maladie d’Alzheimer ou de troubles cognitifs légers.

Résultat ? Le risque de développer un Alzheimer était plus de deux fois plus élevé parmi les patients affectés par un stress chronique et chez les patients souffrant de dépression. Et chez ceux concernés par ce stress chronique et la dépression, le taux était jusqu’à quatre fois plus important. Et le risque d’apparition de troubles cognitifs était également important.

“La causalité est inconnue”

Axel C. Carlsson, du Département de neurobiologie et qui a participé à l’étude, explique via communiqué : “Le risque est encore très faible et la causalité est inconnue. Nous montrons ici que le diagnostic est plus fréquent chez les personnes qui ont souffert de stress chronique ou de dépression, mais des études supplémentaires seront nécessaires si nous voulons démontrer une quelconque causalité”.

Si d’autres études doivent être mises sur pied, le spécialiste résume :

Cette découverte est importante dans la mesure où elle nous permet d’améliorer les efforts de prévention et de comprendre les liens avec les autres facteurs de risque de démence.

Quoi qu’il en soit, et donc sans expliquer ce lien de cause à effet, les chercheurs rappellent qu’il est très rare de développer une démence entre l’âge de 18 et 65 ans.

Publicité

À lire aussi sur 24matins:

Accessibilité : partiellement conforme