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Bétharram: Mouv'enfants réclame qu'un ex-surveillant soit démis de ses fonctions de maire

Bétharram: Mouv'enfants réclame qu'un ex-surveillant soit démis de ses fonctions de maire
Publié le , mis à jour le

Tarbes (AFP) - L’association Mouv’enfants a réclamé, lors d'une action symbolique jeudi à Jarret (Hautes-Pyrénées), que le maire de la commune, ancien surveillant de Notre-Dame de Bétharram, soit démis de ses fonctions.

Ange Mur, actuel maire de Jarret, a affirmé la semaine dernière sur TF1 avoir frappé des élèves à Notre-Dame-de-Bétharram lorsqu'il y était surveillant entre 1979 et 1981. 

Devant la petite mairie dirigée par Ange Mur, quatre membres de l'association Mouv'enfants ont brandi jeudi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: "Ici le maire est au-dessus des lois", "Ici le maire est un tortionnaire" ou encore "Pour les victimes, la peine est imprescriptible".

Ils avaient déployé tout au long de l'édifice un faux ruban de scène de crime frappé "Police technique et scientifique" devant le portrait du maire, ainsi qu'une soutane noire, des chapelets et d'autres banderoles proclamant "Stop au déni" et "Soutien aux victimes de Bétharram", ont constaté des journalistes de l'AFP. 

Cette association de défense des enfants victimes d’incestes et de violences sexuelles réclame que la préfecture des Hautes-Pyrénées démette Ange Mur de ses fonctions de maire.

"Il n’est pas digne d’avoir de telles fonctions et de représenter la République", a déclaré à l'AFP Suzanne Frugier, membre de Mouv'enfants."On considère qu'il doit être révoqué", a-t-elle ajouté.

"Nous ce qui nous semble important c’est que l’affaire Bétharram ne devienne pas l’affaire Bayrou.Et qu’on soit là pour défendre les victimes", a ajouté Arnaud Gallais, cofondateur de l'association Mouv'enfants.

"Quand je frappais, je frappais (...) En début d'année, il fallait en distribuer quelques-unes, puis après c’était tout, je n’avais pas besoin d'en redistribuer", avait déclaré Ange Mur sur TF1.

L'évêque de Tarbes et Lourdes, Jean-Marc Micas, l'a ensuite suspendu de ses fonctions de diacre en raison de son implication "dans le dossier de l’institution Notre-Dame-de-Bétharram, pour des faits de violence sur des élèves".

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