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Oui, bien dormir limite les risques d’infarctus et d’AVC

Oui, bien dormir limite les risques d’infarctus et d’AVC
Publié le , mis à jour le

Un sommeil de qualité favorise une bonne santé cardiovasculaire, voici cinq critères qui permettent de l’assurer au maximum.

Des chercheurs du centre de recherche cardiovasculaire à Paris (Inserm/Université Paris Cité) et du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV, Lausanne) se sont penchés sur les aspects du sommeil qui jouent un rôle sur le risque de maladie cardiovasculaire.

Le rôle du sommeil sur la santé

Dans leur communiqué, les auteurs du rapport paru dans l’European Heart Journal tiennent à rappeler que “Le sommeil est indispensable à la santé et au bien-être, et plusieurs mécanismes physiologiques sous-tendent cela. Ainsi, une mauvaise qualité ou quantité de sommeil est associée à une détérioration de la santé : problèmes d’humeur, dépression, prise de poids, infections, diabète, hypertension“.

Ici, les chercheurs ont axé leurs travaux sur les risques d’accidents cardiovasculaires : le syndrome coronaire aigu et l’accident vasculaire cérébral.

Un bénéfice à plusieurs dimensions

Aboubakari Nambiema, auteur principal et chercheur postdoctoral à l’Inserm, précise d’emblée que le sommeil ne doit pas seulement être jugé à l’aune de sa durée ou de l’absence d’apnée du sommeil.

Voici les cinq critères dégagés par les chercheurs dans cette étude : durée du sommeil, le chronotype (c’est-à-dire, lorsque l’on est du matin ou du soir), la fréquence des insomnies, les somnolences diurnes excessives et les apnées du sommeil.

L’étude en question

Les scientifiques ont soumis aux participants de 2 enquêtes, un questionnaire. L’une a été menée à Paris avec 10 157 adultes de 50 à 75 ans et l’autre a été menée en Suisse à Lausanne avec 6 733 participants de plus de 35 ans. Un score a été dégagé, de 0 à 5, zéro correspondant à un sommeil de la plus mauvaise qualité.

Conclusion ? Par rapport aux individus ayant un score de 0-1, le risque de maladies cardiovasculaires est réduit de 10 % pour les participants qui ont un score de 2; de 19 % pour ceux qui ont un score de 3, 38 % pour un score de 4; et 63 % pour ceux avec le score de 5.

“Autrement dit, près de 60 % des accidents cardiovasculaires pourraient potentiellement être évités si les individus présentaient tous un score optimal de sommeil (score de 5), soulignant ainsi les implications potentielles de santé publique des résultats”, résume jean-Philippe Empana, directeur de recherche à l’Inserm.

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