Pollution alarmante : des microplastiques en quantité massive dans le cerveau humain
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Des quantités alarmantes de microplastiques, véritable pollution pour le cerveau humain, ont été découvertes, révélant ainsi un risque sanitaire préoccupant pour notre santé neurologique.
Tl;dr
- Le cerveau contient plus de microplastiques que les autres organes.
- Le lien entre l’accumulation de plastique et la démence reste incertain.
- Les conséquences des plastiques sur la santé cérébrale nécessitent plus de recherches.
L’invasion silencieuse des microplastiques dans notre cerveau
Une nouvelle étude, publiée le 3 février 2025 dans la revue Nature Medicine par l’université du Nouveau-Mexique, révèle que notre cerveau pourrait être le principal réservoir de microplastiques dans notre corps.
Un constat alarmant
Les microplastiques, ces minuscules fragments de polymères dégradés, omniprésents dans notre environnement, s’accumulent silencieusement dans divers organes de notre corps depuis des décennies.
Le cerveau, organe essentiel à notre fonctionnement, semble être le plus touché. Selon cette étude, les quantités de plastique y seraient supérieures à celles présentes dans le foie, les reins, le placenta et les testicules.
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Des microplastiques toujours plus envahissants.
Des microplastiques de plus en plus nombreux
La recherche a révélé une augmentation alarmante de 50% de l’accumulation de plastique dans le cerveau entre 2016 et 2024. Des échantillons de tissus cérébraux post-mortem ont permis d’identifier 12 polymères différents, dont le polyéthylène, largement utilisé dans les emballages divers.
Plus surprenant encore, des particules de plastique de moins de 200 nanomètres, à peine plus grosses que des virus, ont été observées. Ces microplastiques pourraient même traverser la barrière-encéphalique, bien que les scientifiques s’interrogent encore sur le mécanisme exact.
Une possible corrélation avec la démence
Une autre découverte préoccupante est le lien possible entre l’accumulation de plastique et la démence. Les tissus cérébraux des personnes atteintes de cette maladie présentaient des quantités de plastique parfois 10 fois supérieures à celles des autres personnes. Cependant, les chercheurs restent prudents quant à l’interprétation de ces résultats.
Mathew Campen, directeur de l’équipe de chercheurs, affirme cependant ne pas savoir si c’est la concentration de plastique qui a causé la maladie, ou si le processus de la maladie qui a conduit à l’accumulation de plastique.
Il est urgent de mieux comprendre les voies d’exposition, d’absorption, d’élimination et les conséquences potentielles des plastiques sur la santé des tissus humains, en particulier du cerveau. Nos cerveaux sont-ils victimes d’une invasion silencieuse de microplastiques ? Le mystère reste entier.