L'arbre disparu de l'île de Pâques pousse de nouveau sur son territoire d'origine
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Sur l'île de Pâques, le bois du toromiro servait autrefois à sculpter des statuettes sacrées. Déclaré "éteint à l'état sauvage", cet arbre préservé par un jardin botanique pourrait de nouveau prospérer sur son territoire d'origine, grâce à des bactéries et à des champignons bénéfiques (The Guardian)
Si les moaï pouvaient parler, quel message nous transmettraient ces statues monumentales au visage allongé ? Symbole – peut-être à tort – de la surexploitation des ressources naturelles par les humains, l'île de Pâques, ou Rapa Nui, pourrait un jour devenir l'emblème des efforts déployés par notre espèce pour réparer les dégâts qu'elle a provoqués.
Plus de 90 % de la végétation de ce territoire perdu dans l'océan Pacifique est désormais constituée d'espèces invasives, d'après le site web du Projet Manavai, dont le nom fait référence aux structures de pierre circulaires protégeant traditionnellement les plantes cultivées.
La part des arbres natifs (une cinquantaine d'espèces au total) s'est en effet réduite comme peau de chagrin depuis l'arrivée des colons européens. Déclaré "éteint à l'état sauvage" dans les années 1960 (UICN), le toromiro, ou Sophora toromiro de son nom scientifique, pourrait (...)