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#MeToo chez Air France : sous pression, la compagnie renforce sa lutte contre les violences sexuelles

#MeToo chez Air France : sous pression, la compagnie renforce sa lutte contre les violences sexuelles
Publié le , mis à jour le

Après des témoignages accablants d’hôtesses de l’air, Air France réagit. Face au scandale, sa directrice générale annonce des mesures pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Mais pourquoi avoir attendu la médiatisation de l’affaire ?

Le scandale a éclaté en plein vol. La semaine dernière, une enquête de Radio France a révélé des témoignages glaçants d’hôtesses de l’air et d’employées d’Air France, victimes de violences sexistes et sexuelles. Harcèlement, agressions, culture du silence… Certaines dénoncent un manque criant de soutien de leur hiérarchie.

Face à l’indignation grandissante et à la pression politique, Anne Rigail, directrice générale d’Air France, a annoncé mercredi une série de mesures « pour renforcer la lutte contre ces agissements inacceptables ». Un tournant pour la compagnie, qui jusqu’ici minimisait la portée du problème ?

« La honte doit changer de camp »

Un système d’alerte resté lettre morte

Ce sont les victimes elles-mêmes qui ont décidé de faire éclater la vérité. Dans l’enquête de Radio France, plusieurs hôtesses de l’air ont témoigné à visage découvert, affirmant que « la honte doit changer de camp ».

Leurs récits décrivent un climat où les violences sexistes et sexuelles seraient non seulement fréquentes, mais aussi largement ignorées. Les procédures internes n’auraient pas permis de protéger les salariées concernées, renforçant un sentiment...

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