Qui sont les adeptes modernes de la chasse à courre ?
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La tradition de la vénerie, qui remonte à 600 ans, est toujours vivante en France, avec plus de 10 000 pratiquants. Mais quelles sont ces personnes, et qu'est-ce qui les passionne autant dans cette pratique ?
Tl;dr
- Tradition de 600 ans, la vénerie est pratiquée par 10 000 cavaliers en France.
- Sociabilité et amour des chiens sont les principales motivations de cette pratique.
- Des différences de coût existent entre les types de chasse à courre.
Une tradition séculaire : la vénerie
Pour plus de 10 000 cavaliers français, la vénerie est plus qu’une tradition, c’est une véritable passion. Ce rituel de chasse à courre, vieux de 600 ans, attire chaque week-end des adeptes dans les forêts de l’Hexagone. Ces veneurs, répartis en équipages, passent leur journée à suivre une horde de chiens à la poursuite de divers gibiers : sangliers, lièvres, chevreuils et cerfs.
La vénerie : une affaire d’amitié et d’amour des chiens
Contrairement à d’autres types de chasse, la vénerie fait abstraction des armes à feu. Les veneurs ne cherchent pas le « plaisir de tir », mais plutôt la joie de se retrouver entre amis dans la nature. « C’est convivial, on se connaît tous », déclare Arthur, 35 ans, chef d’entreprise et veneur assidu. Cette convivialité s’accompagne d’un amour profond pour la nature et les chiens, éléments essentiels de cette pratique.
Une pratique qui a un coût
La vénerie n’est toutefois pas à la portée de toutes les bourses. En effet, des coûts importants sont liés à cette pratique, variant en fonction du gibier chassé. Selon un article de Genèses, les cotisations peuvent varier de 200 à 4 000 euros, sans compter les frais annexes liés à l’acquisition de la tenue ou à l’entretien des chevaux. Néanmoins, 62% des veneurs dépensent moins de 1000 euros par an pour leur passion, un montant supérieur à la dépense moyenne annuelle des Français dans leurs loisirs, qui se situe à environ 600 euros.
La vénerie : une tradition qui perdure
Malgré ces coûts, la vénerie reste une pratique très prisée. En effet, le nombre d’équipages a été multiplié par deux et demi depuis 1975, passant de 154 à 387 en 2011. Cette tradition vieille de six siècles continue de passionner des milliers de cavaliers chaque week-end, preuve de son ancrage profond dans la culture française.