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Service National Universel : la France peine à le généraliser faute de moyens

Service National Universel : la France peine à le généraliser faute de moyens
Publié le , mis à jour le

Emmanuel Macron rencontre des difficultés pour mettre en œuvre son engagement de rendre le SNU universel pour une classe d'âge, en raison d'un manque de ressources. Cependant, il n'est pas question de l'annuler pour le moment. Quel sera le devenir de ce projet ?

Tl;dr

  • La généralisation du SNU est compromise par un manque de moyens.
  • Gil Avérous exprime des doutes sur la généralisation du SNU en 2026.
  • La Cour des comptes a critiqué le SNU pour son coût et son manque de pilotage budgétaire.

Le Service National Universel (SNU) en question

L’ambition d’Emmanuel Macron de généraliser le Service National Universel (SNU) à toute une classe d’âge semble être compromise par un manque de moyens financiers. Cette affirmation provient directement du ministre des Sports et de la Jeunesse, Gil Avérous, qui s’exprimait ce lundi 28 octobre 2024 sur Sud Radio.

Doutes sur la généralisation du SNU

« Très clairement, aujourd’hui, on n’a pas les moyens de le faire », a déclaré le ministre, lorsqu’il a été interrogé sur la possibilité d’une généralisation du SNU en 2026. Il a ajouté : « La volonté d’Emmanuel Macron, elle est forte et elle est louable, mais financièrement — moi, j’ai une partie des crédits du SNU dans mon ministère, donc je peux en parler — aujourd’hui, je n’ai pas les moyens pour une généralisation du SNU, c’est clair. »

Gil Avérous a également souligné que le SNU « est en panne » et que « le modèle doit être réinterrogé ».

Les critiques de la Cour des comptes

En septembre dernier, la Cour des comptes avait dressé un bilan sévère du SNU, critiquant ce dispositif pour ses objectifs « incertains », son coût « largement sous-estimé » et ses « difficultés de déploiement ». Elle avait également pointé du doigt un « dispositif sans pilotage budgétaire ».

Le SNU, une promesse de campagne

Promesse de campagne du chef de l’État, le SNU a été lancé en 2019 avec l’objectif de le rendre à terme obligatoire pour toute une classe d’âge, soit environ 800.000 jeunes par an. Il comprend une « mission d’intérêt général » et un « séjour de cohésion » incluant des activités sportives, culturelles et intellectuelles. Notons que les journées débutent par la « levée des couleurs » (drapeau et hymne national) et le port de l’uniforme.

En janvier dernier, l’ex-Premier ministre Gabriel Attal avait annoncé le lancement des « travaux » en vue d’une généralisation du SNU « à la rentrée 2026 ». Cependant, au vu des récentes déclarations de Gil Avérous, cette perspective semble désormais incertaine.

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