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Soumission chimique : le détournement de médicaments dans le viseur de l’Agence du médicament

Soumission chimique : le détournement de médicaments dans le viseur de l’Agence du médicament
Publié le , mis à jour le

En France, les signalements de soumission chimique ont bondi de 69 % en 2022, selon l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Alors que les médicaments psychoactifs représentent plus de la moitié des substances impliquées, l’agence demande aux laboratoires pharmaceutiques de prendre des mesures pour limiter leur détournement.

La soumission chimique, définie par l’ANSM comme « l’administration d’une substance psychoactive à une personne, sans qu’elle en ait connaissance ou sous la contrainte, dans le but de commettre un délit ou un crime », connaît une progression inquiétante en France. En 2022, 1 229 signalements suspects ont été recensés, contre 727 en 2021 et 539 en 2020. Cette augmentation de 69 % en un an s’inscrit dans un contexte marqué par la réouverture des lieux festifs post-Covid et les mouvements de libération de la parole, comme #balancetonbar ou #MetooGHB.

Selon les données de l’ANSM, les agressions sexuelles sont les signalements les plus fréquents (63,9 %), suivis par les tentatives de soumission chimique (9,6 %), les vols (7,1 %) et les violences physiques (5,1 %). Les médicaments psychoactifs, comme les benzodiazépines ou les antidépresseurs, représentent 56,7 % des substances identifiées, devant les drogues illicites comme le GHB, la cocaïne ou la MDMA.

Des mesures en préparation pour les laboratoires

Pour limiter le détournement des médicaments, l’ ANSM a annoncé vendredi qu’elle travaille avec...

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