Transparence alimentaire : Un voile épais reste présent
Dans le cadre de notre alimentation quotidienne, nous retrouvons de nombreux produits transformés. Cependant, avez-vous déjà pensé à l’origine des ingrédients qui composent votre sandwich préféré ou vos raviolis en conserve ? Une récente enquête de l’UFC-Que choisir révèle que la transparence concernant l’origine des ingrédients est loin d’être satisfaisante.
Opacité des informations sur les ingrédients
L’enquête a permis de constater que “Pour 69 % des ingrédients que nous avons examinés, l’opacité règne sur leur origine” indique l’UFC-Que choisir. Parmi les 243 aliments transformés de grandes marques analysés, 47% des ingrédients ne précisent pas leur origine, tandis que 22% présentent une “origine purement générique avec des mentions floues”, telles que “origine UE ou non UE”.
En ce qui concerne les céréales et les légumes, il apparait que “c’est pour ces catégories d’aliments n’ayant jamais fait l’objet d’une obligation d’étiquetage, que le manque d’informations est le plus marqué” indique l’enquête. En effet, 84% des produits examinés ne portent aucune mention précise de l’origine de leurs ingrédients.
#Alimentation Notre analyse des emballages de 243 produits transformés révèle que l’origine de près de 70 % des produits est masquée, avec jusqu’à 84 % d’opacité pour les céréales et légumes. 👉https://t.co/NTJWRkSVG8 pic.twitter.com/d0cz1tTCLG
— UFC-Que Choisir (@UFCquechoisir) March 28, 2024
Une opaque marque dépendante
Selon l’UFC-Que choisir, cette opacité concernant l’origine des ingrédients n’est pas due à une variabilité inévitable des provenances, mais plutôt à des politiques d’approvisionnement propres à chaque marque. Par exemple, la marque Marie est capable de préciser l’origine pour “plus de 8 ingrédients sur 10 pour les plats préparés” de l’échantillon, alors que Fleury Michon ne le fait que pour moins de 20 % des ingrédients.
Solution gouvernementale : Origine-Info
Devant ce constat, le gouvernement a annoncé à la fin de février vouloir créer un indicateur d’origine des produits alimentaires, nommé « Origine-Info ». Cependant, ce dernier devrait se faire sur la base du volontariat, ce qui peut limiter son efficacité selon l’UFC-Que choisir qui soutient que le règlement européen sur l’étiquetage des aliments permettra de rendre obligatoire l'”Origine-Info”.
Reste à savoir si cette initiative atteindra l’objectif escompté pour améliorer la transparence des produits alimentaires que nous consommons.