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François Cluzet dans "le froid" et apeuré : ses révélations bouleversantes sur sa vie avant d'être connu

François Cluzet dans "le froid" et apeuré : ses révélations bouleversantes sur sa vie avant d'être connu
Publié le , mis à jour le

Ses fans le retrouvent sur les planches. A l'occasion de la pièce de théâtre Encore une journée divine, François Cluzet s'est confié à nos confrères de Version Fémina. Dans cette interview, l'acteur emblématique du cinéma français est revenu sur sa carrière et sa vie privée.

François Cluzet en dévoile plus sur son enfance et sa vie de jeune adulte

Comédien emblématique, François Cluzet a commencé le cinéma pour une raison toute simple et personnelle : "Quand j'ai commencé, l'intérêt porté aux gravures de mode s'était déplacé sur des petits gars normaux comme moi, auxquels le public pouvait s'identifier. J'ai fait ce métier pour être aimé et changer de statut social. J'y suis arrivé, mais désormais je n'attends rien du cinéma". Mais petit à petit, il s'est rendu compte qu'on lui proposait moins de rôle : "En vieillissant, le spectre des rôles s'est réduit, et sur les tournages on me sert du 'Monsieur' avec le respect que l'on accorde aux anciens. Des acteurs plus jeunes tiennent la barre, c'est une évolution normale, et je n'en tire aucune frustration".

Ses grands regrets face au théâtre

Mais c'est aussi pour sortir de sa condition sociale, que François Cluzet, qui a eu un échange étonnant avec Pierre Garnier, a tout fait pour devenir un comédien connu : "J'ai vite eu conscience qu'il me fallait un métier où je me surpasse pour recevoir l'amour dont j'avais manqué et prendre ma revanche sociale. Je ne voulais plus livrer de journaux dans le noir et le froid, avoir peur…", a-t-il expliqué. Fort heureusement, son talent et ses efforts ont été payants. Pour Paris Match, il confiait : "Finalement, comme tous les acteurs de cinéma, on me proposait toujours des pièces comme si je ne savais pas ce qu’était le théâtre. Or j’ai commencé à 18 ans chez Alain Françon ou André Engel. Puis le cinéma m’a proposé de belles choses. Et pendant ce temps-là, ce qu’on m’offrait au théâtre était des textes plus ou moins chiants", lance-t-il avec regrets.

"Ce qui était complètement con"

Assez déçu par les projets au théâtre qu'on lui proposait, François Cluzet n'a plus voulu remonter sur scène : "J’avais aussi quelques regrets liés à ma dernière expérience sur les planches. Les acteurs finissaient par s’automatiser, faire des effets, c’était pénible. Je n’étais pas d’accord avec mes partenaires. Moi, je disais : 'Il faut être vivant, c’est le rôle de l’interprète'. On me rétorquait que le public du mardi devait avoir le même spectacle que celui du mercredi". Très acerbe sur cette condition, François Cluzet a fait comme il l'entendait : "Ce qui était complètement con. Je crois à ce qu’a dit Marivaux : 'Les acteurs sont ceux qui font semblant de faire semblant'".

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