logo Sports.fr

C’est fini pour Pascal Praud !

C’est fini pour Pascal Praud !
Publié le , mis à jour le

Devenu la figure de proue des médias réactionnaires du groupe Bolloré, Pascal Praud a connu une trajectoire pour le moins étonnante. Le Nantais a en effet commencé sa carrière à Téléfoot, où il a officié durant pas moins de deux décennies avant de quitter TF1 pour devenir le directeur de la communication et du marketing au FC Nantes. Alors qu’il était devenu l’un des visages emblématiques du programme dominical, au point d’officier à la présentation aux côtés de Christian Jeanpierre et Vincent Hardy, après la mise en retrait de Thierry Roland, il avait déjà été effacé de l’antenne il y a tout juste vingt ans.

En janvier 2004, Téléfoot entamait sa mue. Un virage initié par Charles Villeneuve, chargé de donner un second souffle à l’émission, dont le caractère vieillissant avait été pointé du doigt pour expliquer l’érosion de l’audience. Téléfoot réunissait pourtant encore à cette époque près de 2,5 millions de téléspectateurs, soit pas moins de 34% de parts d’audience mais pour les dirigeants de TF1, un profond lifting s’imposait.

À la fin, il me semblait un peu à l’étroit

Pascal Praud en fut donc quitte pour quitter le feu des projecteurs et devenir rédacteur en chef du programme. Pour remplacer le supporter des Canaris à l’antenne, Charles Villeneuve fit appel à Nathalie Renoux, journaliste sur LCI  et chargée de faire équipe avec Christian Jeanpierre. Pour la troisième fois, TF1 essaya donc de féminiser le programme. Mais la présentatrice allait bien moins marquer les esprits que ses devancières, Marianne Mako et Sophie Thalmann. Un an plus tard, Téléfoot allait d’ailleurs de nouveau changer de casting avec cette fois l’arrivée de Thierry Gilardi en provenance de Canal+.

Pascal Praud, qui avait tant aimé être dans la lumière, ne goûta guère ce rôle dans l’ombre, ce qui n’étonna pas ses collègues, au premier rang desquels Frédéric Jaillant, convaincu qu’il ne devait pas se limiter au football. «  Quand j’étais patron des sports de TF1, je lui avais dit qu’il pourrait faire bien d’autres chosesÀ la fin, il me semblait un peu à l’étroit. Je le voyais davantage sur des émissions de société, de littérature, de cinéma », avait-il raconté à So Foot.

Ses anciens collègues n’ont pas non plus été étonné de le voir incarner les idées d’une droite pure et dure sur CNews & co. « Il assumait d’être de droite, avait confié Hervé Mathoux à son sujet. Il n’était pas réac, car sur le plan des mœurs, ce n’est pas quelqu’un de réactionnaire. Il était plutôt très libéral et très décomplexé par rapport à l’argent.» Ses idées ont évolué depuis…

Publicité

Accessibilité : partiellement conforme