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Florent Manaudou, la rupture

Florent Manaudou, la rupture
Publié le , mis à jour le
Si Florent Manaudou est d’accord pour dire que les Bleus effectuent des « jeux extraordinaires », le porte-drapeau n’a pas changé d’idée au sujet de la place donnée au sport en France.
Porte-drapeau de l’équipe de France aux côtés de Melina Robert-Michon, Florent Manaudou a tenu son rang. Non content de remporter une quatrième médaille olympique sur le 50 mètres nage libre, du jamais-vu sur cette distance, le natif de Villeurbanne a également décroché le bronze avec le relais 4x100 mètres quatre nage. De quoi participer à la belle réussite des Bleus durant ces Jeux Olympiques.

Avec désormais 51 médailles au compteur – et déjà quatre autre podiums assurés -, la France est dans les temps pour terminer dans le Top 5 du tableau des médailles, le podium semblant désormais inaccessible. Une réussite qui sonne comme un contre-pied aux propos quelque peu défaitistes tenus par le nageur à l’automne dernier.

« Il (Macron, NDLR) peut faire ce qu’il veut, ça ne changera pas. Je vais me faire des ennemis mais on n’est pas du tout un pays de sport », avait-il confié sur le plateau de Quelle époque !. Et malgré la réussite des Bleus, Florent Manaudou n’a pas changé d’avis.

"Je pense qu’on est toujours pas un pays de sport"


« Je pense qu’on est toujours pas un pays de sport. On a de très bons sportifs, on a le french flair, on a des choses comme ça, on est un petit peu fous. Mais dans notre histoire, on n’est pas un pays de sport. Ce n’est pas grave d’ailleurs. Ça nous empêche pas de faire des jeux extraordinaires et que les français nous soutiennent », a-t-il confié au micro de RTL.

Et à en croire le nageur tricolore, cette réussite s’explique en grande partie par les conditions offertes aux sportifs français ces derniers mois. « On a eu du meilleur matos ces trois dernières années. Les athlètes ont été plus aidés financièrement. Ceux qui devaient avoir un job à côté ont pu s’entraîner un peu plus dure et peut-être décrocher quelques médailles. Ça fonctionne comme ça », a-t-il soufflé, ajoutant: « Vous me reposez la question dans un an pour savoir si les aides sont toujours là. Il y a eu un espèce de home-avantage incroyable. On a eu la maison de la perf, un endroit où on est très cool, où on peut s’entraîner, parler avec les autres athlètes. » 
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