Julia Simon – Justine Braisaz-Bouchet, le staff passe aux aveux
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Elles sont quatre en seulement 57 points: Ingrid Tandrevold, la leader de la Coupe du monde, Justine Braisaz-Bouchet, sa dauphine, à 30 points, Lisa Vittozzi, troisième à 48 points, et enfin Julia Simon, au pied du podium, avec donc 57 unités de retard sur la Norvégienne. Ces quatre biathlètes ont désormais trois étapes de Coupe du monde – et sept courses – pour se disputer le gros globe de cristal, avec dès ce jeudi, l’individuel d’Olso- Holmenkollen, qui pourrait faire les affaires de l’Italienne, la championne du monde de la spécialité.Et pour Cyril Burdet, l’entraîneur des Françaises, interrogé dans les colonnes de L’Equipe, il ne faut pas non plus oublier Lou Jeanmonot, certes 6e à 129 points d’Ingrid Tandrevold et moins en vue que ses compatriotes lors des récents Mondiaux, mais qui est à ses yeux, « la plus régulière de la saison si elle n'avait pas manqué des courses pour maladie (à Lenzerheide, mi-décembre) ». Une victoire en Coupe du monde rapporte il est vrai 90 points, la deuxième marquant 75 unités, la troisième 60, la quatrième 50, la cinquième 45…
Une piste à même d'avantager Justine Braisaz-Bouchet
Mais pour le technicien tricolore, Justine Braisaz-Bouchet pourrait tirer son épingle du jeu ce week-end. Conséquence d’une piste norvégienne qui « brasse un peu » et qui va notamment rendre ce jeudi « le 15km très difficile ». La meilleure skieuse du quatuor pourrait donc en profiter. Ce sera peut-être plus compliquée en revanche pour Julia Simon. La faute à l’énergie laissée lors des championnats du monde de Nove Mesto, conclus avec quatre titres et terminés sur les rotules.« Ça a été difficile pour elle de garder son niveau de lucidité sur tous les Mondiaux, ça lui a coûté une ou deux balles, a concédé Cyril Burdet. Là, il va lui falloir de nouveau faire appel à cet instinct de compétitrice et cette motivation pour conquérir de belles choses. » Et pour l’entraîneur tricolore, la principale menace pour les deux compatriotes est vite identifiée. Plus qu’Ingrid Tandrevold, qui portera pourtant le dossard jaune au départ de l’individuel ce jeudi, c’est bien l’Italienne Lisa Vittozzi qu’il faudra surveiller. « Lisa offre le plus de garanties et je me méfie beaucoup d'elle, a-t-il soufflé. C'était la plus dangereuse aux Mondiaux et elle a l'expérience pour jouer le globe. En plus, elle est passée par une période difficile, elle sait ce que c'est et ça lui donne encore plus les crocs.»Publicité