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Les frères Lebrun craquent totalement

Les frères Lebrun craquent totalement
Publié le , mis à jour le
Félix Lebrun a remporté le bronze olympique du tennis de table ce dimanche à Paris. Avec une émotion intense partagée après coup par son frère.
Il n’y a pas eu match, tant Félix Lebrun a surclassé son adversaire – le Brésilien Hugo Calderano – ce dimanche lors de la petite finale olympique des Jeux de Paris 2024. En quatre sets, le cadet des frangins prodiges a expédié son vis-à-vis (11-6, 12-10, 11-7, 11-6). « Il y avait beaucoup de nervosité, forcément, mais je l'ai super bien gérée. Dû à mon âge, j'avais peut-être un peu moins de pression que mon adversaire parce que j'en aurai d'autres à jouer, j'espère. Lui, il savait qu'il avait sans doute laissé passer une chance (en manquant la finale, ndlr). »

A chaud devant la presse, Félix Lebrun est encore apparu d’une rare maturité pour analyser sa performance. « Il ne fait pas le meilleur match de sa vie mais c'est dû aussi à ce que j'ai produit tactiquement. J'ai dû changer des choses par rapport à nos deux derniers affrontements où il avait gagné assez facilement. Je l'ai surpris, ce que je n'arrivais plus trop à faire dans nos derniers matches alors que lui me surprenait. Il fallait que je trouve de quoi le perturber. Je ne peux pas dire tout ce que j'ai fait, mais j'ai pris des risques et ça a très bien marché. »

Alexis: « Fier que ce soit mon petit frère »


Lucide et pragmatique, le phénomène de 17 ans (il fêtera sa majorité le 12 septembre prochain), a pourtant fendu l’armure sitôt la médaille acquise. « C'est la première fois de ma vie que je pleure de joie. Normalement, je ne suis pas quelqu'un d'hyper émotif. Là, c'est un rêve que j'ai depuis que je suis tout petit qui se réalise. C'est incroyable pour moi de pouvoir marquer l'histoire du tennis de table français. Ça fait tellement longtemps que c'est encore plus énorme. On en rigolait avec Patrick (Chila, médaillé de bronze en double à Sydney en 2000 avec Jean-Philippe Gatien, ndlr) parce que je l'efface un peu des tablettes. »

Même émotion naturellement chez son frère Alexis, victime de ce même Auriverde en huitième de finale, et qui n’a pu retenir ses larmes lui non plus en tribunes. « C’est énorme ce qu’il a réalisé. Je suis vraiment fier que ce soit mon petit frère… » Le tout enveloppé d’une ferveur jamais encore vécue par les pongistes tricolores. « C'est génial de pouvoir transmettre ça aux gens, qu'ils se souviennent de quelque chose d'assez grand en sortant de la salle. C'est une fierté énorme de savoir que je les ai touchés un peu », se félicite Félix Lebrun.
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