Marion Rousse, pourquoi elle a décidé d'arrêter
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Directrice du Tour de France Femmes dont l'édition 2024 se dispute actuellement, Marion Rousse a été coureuse professionnelle avant de passer à autre chose. Elle a expliqué pourquoi elle s'était arrêtée tôt.
Marion Rousse est depuis plusieurs années un visage familier pour les amateurs de vélo. Consultante pour France Télévisions, elle commente différentes courses tout au long de l'année pour le service audiovisuel public, avec en point d'orgue le Tour de France qui se dispute au mois de juillet. Nommé directrice de l'épreuve féminine en octobre 2021, la compagne de Julian Alaphilippe cumule les casquettes et se régale plus que jamais. Une belle continuité dans le milieu du cyclisme après une carrière aussi courte que remplie en tant que coureuse professionnelle. Une expérience sur laquelle elle est revenue plus en détail.
À l'occasion d'un entretien accordé au Podcast « After Sport » du site Rebondir, Marion Rousse a évoqué le temps où elle pédalait pour tenter de gagner (en partie) sa vie. « Pour moi, ça a été une belle école de la vie. [...] (Ça m'a appris) la rigueur. Le sport de haut niveau c'est beaucoup de passion mais aussi beaucoup de contraintes. Des hauts, des bas. Beaucoup de bas même d'ailleurs, dans une carrière de sportive de haut niveau. Une rigueur et une discipline que je peux appliquer maintenant dans mon métier (...) »
Quant au fameux aspect financier du cyclisme féminin du début des années 2000, Marion Rousse s'est souvenue de ce à quoi il ressemblait. « C'est assez simple. J'étais cycliste professionnelle, mais de professionnelle, je n'avais que le mot parce que le statut... J'étais encore un peu chanceuse à l'époque parce que j'avais une convention d'insertion professionnelle, donc entre l'équipe de France et, à l'époque, je travaillais dans une mairie. Donc je faisais du cyclisme, j'allais m'entraîner tous les matins, j'étais dans l'une des meilleures formations au monde, et pourtant il fallait que j'aille bosser l'après-midi. Donc c'était rageant. »
D'autant plus compliqué que la championne de France 2012 de cyclisme sur route pouvait aisément faire la comparaison avec ce qu'il se passait côté hommes. « Je voyais les cyclistes hommes qui vivaient plutôt bien et nous, les cyclistes femmes, on n'avait pas de statut social. On n'existait pas. Les gens me demandaient ce que je faisais dans la vie. 'Je suis cycliste.' 'Ah bon, et tu fais le Tour de France ?' 'Bah non, il n'existe pas pour nous.' (...) C'est ce qui m'a amené à arrêter ma carrière assez tôt. »
Marion Rousse est depuis plusieurs années un visage familier pour les amateurs de vélo. Consultante pour France Télévisions, elle commente différentes courses tout au long de l'année pour le service audiovisuel public, avec en point d'orgue le Tour de France qui se dispute au mois de juillet. Nommé directrice de l'épreuve féminine en octobre 2021, la compagne de Julian Alaphilippe cumule les casquettes et se régale plus que jamais. Une belle continuité dans le milieu du cyclisme après une carrière aussi courte que remplie en tant que coureuse professionnelle. Une expérience sur laquelle elle est revenue plus en détail.
À l'occasion d'un entretien accordé au Podcast « After Sport » du site Rebondir, Marion Rousse a évoqué le temps où elle pédalait pour tenter de gagner (en partie) sa vie. « Pour moi, ça a été une belle école de la vie. [...] (Ça m'a appris) la rigueur. Le sport de haut niveau c'est beaucoup de passion mais aussi beaucoup de contraintes. Des hauts, des bas. Beaucoup de bas même d'ailleurs, dans une carrière de sportive de haut niveau. Une rigueur et une discipline que je peux appliquer maintenant dans mon métier (...) »
« C'était rageant »
Quant au fameux aspect financier du cyclisme féminin du début des années 2000, Marion Rousse s'est souvenue de ce à quoi il ressemblait. « C'est assez simple. J'étais cycliste professionnelle, mais de professionnelle, je n'avais que le mot parce que le statut... J'étais encore un peu chanceuse à l'époque parce que j'avais une convention d'insertion professionnelle, donc entre l'équipe de France et, à l'époque, je travaillais dans une mairie. Donc je faisais du cyclisme, j'allais m'entraîner tous les matins, j'étais dans l'une des meilleures formations au monde, et pourtant il fallait que j'aille bosser l'après-midi. Donc c'était rageant. »
D'autant plus compliqué que la championne de France 2012 de cyclisme sur route pouvait aisément faire la comparaison avec ce qu'il se passait côté hommes. « Je voyais les cyclistes hommes qui vivaient plutôt bien et nous, les cyclistes femmes, on n'avait pas de statut social. On n'existait pas. Les gens me demandaient ce que je faisais dans la vie. 'Je suis cycliste.' 'Ah bon, et tu fais le Tour de France ?' 'Bah non, il n'existe pas pour nous.' (...) C'est ce qui m'a amené à arrêter ma carrière assez tôt. »
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