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Tour de France, le gros coup de gueule

Tour de France, le gros coup de gueule
Publié le , mis à jour le

Vivement l’année prochaine ! C’est ce que l’on se dit à chaque fois que l’on découvre le tracé d’un Tour de France, et l’édition 2024 n’échappe pas à la règle. Les habitudes de la Grande Boucle ont été modifiées en raison des JO de Paris, et entre le départ musclé en Italie, le Galibier dès la 4e étape, un final disputé autour de Nice et multiples arrivées au sommet (Plateau de Beille, Isola 2000, Col de la Couillole…), le programme s’annonce alléchant.

Mais l’autre attraction, ce sera la 9e étape autour de Troyes, dans les chemins blancs de l’Aube. Un parcours type « gravel », qui rappelle les Strade Bianche, ce qui devrait plaire à Tadej Pogacar, vainqueur à Sienne en 2022. En revanche, la plupart des managers des grandes équipes sont assez mécontents, car ils n’aimeraient pas leur leader perde tout lors de cette étape, en étant victime d’une crevaison au mauvais moment.

« Le gravel, c’est pour les classiques »

Ainsi, même si Jonas Vingegaard a dit beaucoup de bien du parcours, le patron de la Jumbo-Visma est beaucoup plus nuancé. « C’est un excellent tracé pour Vingegaard, mais je ne suis pas favorable au gravel, parce que le facteur chance est beaucoup trop important, regrette Richard Plugge. Pour aller vers le gravel ? J’ai aussi vu une section gravel au sommet du Col de la Loze. Cela peut être destructeur. Pourquoi les organisateurs font-ils ce choix ? »

Même son de cloche pour Patrick Lefevere, le manager de la Soudal-Quick Step, qui trouve que le parcours peut convenir à Remco Evenepoel avec les deux chronos, « mais Vingegaard adore cela aussi ». Le dirigeant belge n’est « pas fan » de cette étape des chemins blancs lui non plus, qui se situe au oeur d’un Tour de France « très difficile ».

Et c’est le même sentiment du côté de la Bora-Hansgrohe, la nouvelle équipe de Primoz Roglic. « C’est bien connu que je ne suis pas un fan des pavés et des secteurs de gravel sur les grands tours, regrette ainsi Ralph Denk. C’est fait pour les classiques, à mon sens. Nous allons analyser ce parcours en détail, le comparer avec celui du Giro, et prendre nos décisions. »

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