Fabien Barthez condamné à vie ?
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Il ne s’agissait que d’un match amical mais la rencontre entre l’Olympique de Marseille et le WAC Casablanca a bien failli précipiter la fin de carrière internationale de Fabien Barthez. La faute à une rencontre sous haute tension et surtout à un incroyable coupe de sange du gardien olympien, coupable d’avoir insulté et craché sur l’arbitre du match, M. Abdellah El Achiri.
En appel, la Fédération Française de Football allait infliger pas moins de huit mois de suspension au champion du monde 1998, cette sanction cette sanction pouvant être levée au bout de six mois « à la condition qu’il accomplisse, avant cette date, dix activités d’intérêt général au bénéfice du football amateur. » L’équipe de France n’en était pas moins privée de son gardien emblématique lors de ses derniers matches des éliminatoires pour la Coupe du monde 2006 alors que la qualification paraît mal emmanchée et qu’une élimination sonnerait la fin de la carrière internationale pour Fabien Barthez mais également Zinedine Zidane.
« Je ne regrette pas, on est des hommes »
Le 22 avril, le natif de Lavelanet s’était défendu devant la commission de discipline de la FFF. « Le rapport de l’arbitre dit que Fabien lui avait craché à la figure. Il ne lui a pas du tout craché à la figure ! Ce n’est pas la faute que nous avons vue. C’est sur la poitrine. Il n’y a pas eu crachat au visage, mais crachat sur un officiel », avait convenu Jean Mazzella, président de la commission de discipline de la FFF. Devant les membres de la commission, l’ancien Monégasque avait affirmé être conscient d’avoir « fait une bêtise », présentant « quelques excuses ». « Elles me paraissent sincères. C’est dans la lignée de Fabien Barthez », avait commenté Jean Mazzella. De quoi lui valoir en première instance une suspension de six mois, dont trois avec sursis, qui avait provoqué l’indignation du ministre des sports, Jean-François Lamour.
« Je ne sais pas si cette clémence est adaptée à la réalité de ce qui se passe tous les jours sur tous les terrains. Il ne s’agit pas de faire de qui que ce soit un bouc émissaire, mais le symbole, qu’on le veuille ou non, est fort », avait-il soufflé. Et cette clémence passait d’autant plus mal qu’un mois après les faits, le gardien tricolore n’avait exprimé aucun remords. « Personne n’est malade, il n’y a pas de mort. On fait tout un flan, je ne vois pas pourquoi », avait-il lancé, ajoutant: « Je ne regrette pas, on est des hommes, et, comme on dit, on en a entre les jambes. »
Fabien Barthez avait également pu compter sur le soutien de son sélectionneur, Raymond Domenech. « Six mois de suspension, à 33 ans, pour un joueur qui n’a jamais eu de problèmes, c’est une condamnation à vie », avait-il soufflé tandis que l’entourage du gardien laissant entendre qu’il pourrait mettre un terme à sa carrière en cas de suspension trop lourde.