De nombreuses espèces bâillent, mais pas pour les raisons que l’on pense
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Découvrez pourquoi de nombreuses espèces baillent ensemble, mais savez-vous pourquoi ?
Tl;dr
- Le bâillement est un phénomène universel présent dans de nombreuses espèces.
- Il pourrait jouer un rôle important dans les interactions sociales et la synchronisation du comportement du groupe.
- L’empathie semble jouer un rôle clé dans la susceptibilité au bâillement contagieux.
Le bâillement : un mystère universel
Après un bon déjeuner, vous et vos collègues entrez en réunion. Un premier collègue commence à bâiller, puis un second et c’est finalement votre tour.
Le bâillement est un phénomène universel, observé chez de nombreuses espèces vertébrées, du loup au perroquet, et bien sûr chez l’homme, dès le plus jeune âge. Mais pourquoi avons-nous tendance à bâiller lorsque nous voyons quelqu’un d’autre le faire?
Un mécanisme de survie et de communication
La raison pour laquelle le bâillement est présent chez tant d’espèces depuis si longtemps est qu’il semble être un mécanisme de survie nécessaire. Les hypothèses ne manquent pas pour expliquer son véritable objectif : oxygéner le cerveau, réguler la température corporelle ou fournir un signal social.
Toutefois, l’idée répandue selon laquelle le bâillement augmenterait l’oxygénation du cerveau n’a pas été confirmée.
Il existe un lien plus certain entre le bâillement et le rythme circadien, notre horloge biologique. La majorité des bâillements se produisent au repos, généralement concentrés autour des phases d’éveil et de sommeil. Plus précisément, ils surviennent lorsque le corps est moins alerte, comme lorsqu’il travaille à digérer un repas.
Le bâillement : un signal social?
Le bâillement pourrait jouer un rôle important dans les interactions sociales, comme observé chez les autruches, qui l’utilisent pour synchroniser le comportement du groupe.
Le bâillement peut alors servir de signal indiquant un changement d’activité ou de vigilance, garantissant que tous les membres du groupe sont alertes ou au repos en même temps, ce qui augmente la sécurité collective et maintient le rythme du groupe.
Une prédisposition au bâillement contagieux?
L’empathie semble jouer un rôle clé dans la susceptibilité au bâillement contagieux. Les individus souffrant de troubles sociaux, tels que l’autisme ou la schizophrénie, semblent moins réceptifs au bâillement des autres.
La recherche montre même que des facteurs externes tels que la respiration et la température corporelle pourraient respectivement réduire et augmenter le bâillement contagieux.